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Message  anouska *** le Dim 31 Aoû 2008 - 20:14

Sensibilisée aux problèmes des métas cérébrales j’ai lu avec intérêt cet article du 30 08 dans le Monde ; je trouve que c’est une source d’espoir formidable pour les patients et suis admirative devant des cette forme nouvelle de collaboration médecins/ Physiciens.
Vous le verrez l’article se termine sur la question du financement ;
J’ai entendu une personne a responsabilité gouvernementale dire il y a quelques mois que « la recherche devait être au service de l’économie et de la société » ; à mon niveau ( non universitaire) je soutiens le mouvement « sauvons la recherche » qui va tenir son université d’automne à Toulouse début Oct. Peux pas y aller, il faut bien faire des choix…Mais à ma connaissance c’est ouvert aux non chercheurs.
Voici donc l’article :

"[i]Dirigée par Alexandre Carpentier (groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière), une équipe parisienne de neurochirurgiens, radiologues et anesthésistes a révélé, vendredi 29 août, dans la revue Neurosurgery, une première mondiale : la destruction de tumeurs métastatiques cérébrales chez des patients restés conscients. Ils ont eu recours à un laser associé à une imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM). Au total 15 malades ont participé à cet essai clinique mené sous l'égide de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
…..

Concrètement, l'équipe chirurgicale commence par localiser très précisément, grâce à l'IRM, la tumeur à détruire. Elle pratique ensuite, sous anesthésie locale, un orifice d'un diamètre de 3 mm dans la boîte crânienne, par lequel elle introduit une fibre optique équipée, à son extrémité, d'un laser conduit au sein de la tumeur. Après contrôle du bon positionnement, une simulation thérapeutique est effectuée par ordinateur. Le laser est alors activé, ce qui échauffe le tissu tumoral et le nécrose. Pendant le traitement, le patient, allongé dans l'appareil IRM, demeure conscient et ne ressent rien.
Le traitement thermique qui dure entre une et deux minutes est effectué sous le contrôle de séquences d'imagerie IRM fournies en temps réel. Ces données permettent d'indiquer avec précision la température délivrée au sein des tissus pathologiques et sains. Le système informatisé module l'énergie délivrée par le laser en fonction des données calorimétriques. Une fois que la destruction de la tumeur a été confirmée, la fibre optique est retirée et le malade peut quitter l'hôpital le soir même.
Les 15 patients ayant participé à cette première phase de l'essai clinique ont été pris en charge entre décembre 2006 et février 2008. Il s'agissait d'évaluer l'innocuité et l'efficacité de ce traitement. Après analyse des résultats obtenus sur les six premiers malades, un comité d'experts indépendants a, en mars 2007, autorisé la poursuite de cet essai en élargissant les indications. L'équipe a ainsi pu traiter des personnes souffrant de plusieurs métastases intracérébrales ainsi que de métastases plus volumineuses, pouvant aller jusqu'à 3cm
"FONDS INSTITUTIONNELS INSUFFISANTS"
Au total, sur les 15 traitements, neuf ont été partiels et six totaux. Dans ce dernier cas, cinq des six malades n'ont pas présenté de récidive durant une période moyenne de neuf mois. L'Afssaps ayant, dans un premier temps, limité à 15 le nombre des personnes pouvant participer à cet essai clinique, celui-ci est aujourd'hui clos, l'ensemble des données devant être analysées avec un recul suffisant.
"C'est la première fois que l'on utilise une technologie laser en intracrânien et qu'on l'associe à une IRM fournissant des données en temps réel", souligne M.Carpentier. Ceci a été rendu possible grâce à une technique mise au point en collaboration avec le centre anticancéreux MD Anderson de Houston ainsi qu'avec la société BioTex, un "spin off" (start-up) de l'université UTMB du Texas. Le laser utilisé a pour propriété d'être "refroidi" en permanence ce qui permet d'éviter la formation de coagulats à son contact. La destruction par nécrose directe du tissu métastatique n'entraîne pas un œdème intracérébral, pas plus qu'elle n'a provoqué, chez les malades traités, de crises d'épilepsie. L'équipe pense donc être sur la voie d'une nouvelle utilisation de l'IRM, une IRM "interventionnelle".
A la tête du Laboratoire de recherche en technologies chirurgicales avancées de la Pitié-Salpêtrière, Alexandre Carpentier développe, avec le physicien Julian Itzcovitz, un ambitieux programme de recherche. "Nous cherchons notamment comment utiliser de manière complémentaire des ultrasons focalisés pour, toujours sous contrôle de l'IRM, détruire des tumeurs intracérébrales, explique-t-il. Malheureusement, les fonds institutionnels dont je dispose sont très largement insuffisants, et ce malgré le prix de l'innovation technologique 2008, d'un montant de 50 000 euros, que nous venons de recevoir." M.Carpentier estime avoir besoin de 2 millions d'euros."

anouska ***

Humeur : assez bonne
Date d'inscription : 09/07/2008

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